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Conception graphique par Anne Gérardin - Des Trucs et des Bidules

Les Oiseaux de Papier

bretagne des hommes des lieux

Galerie Bretonne - Vie des Bretons de l'Armorique

O. Perrin, A. Bouët

La vie quotidienne des Bretons au XIXe siècle.

25€ - 400 p - 24x22 cm - NB
ISBN : 979-10-92377-12-5

Description

120 gravures pour découvrir la vie en Bretagne au début du XIXe siècle, complétées par des textes présentant les mœurs, les usages, les principaux événements qui ponctuaient la vie de nos ancêtres bretons.
Du baptême à l’enterrement, de la lessive aux moissons, des danses à la soule, nous entrons dans l’intimité des familles, participons à la vente aux enchères de l’après-messe, écoutons religieusement les contes à la veillée, partageons la part du pauvre…
Un voyage dans le temps, la précision des gravures nous offrant mille détails de l’intérieur des maisons, des vêtements portés quotidiennement ou à l’occasion des fêtes. La richesse graphique des scènes est un bonheur pour les yeux.
À constater également l’importance de valeurs comme l’entraide, la convivialité et le respect des traditions au sein d’un nouvelle « aristocratie agricole ».
Laissons-nous emporter et partageons cette œuvre ô combien importante dans l’historiographie bretonne parce qu’elle contribue à enrichir la mémoire collective et nous transmet ce qui fut le quotidien de nos ancêtres.

Extrait

LE NOUVEAU-NÉ

Non loin de Quimper-Corentin, au milieu de ces descendants des Celtes que Rome antique désigna sous le nom de Corisopiti, et la France féodale sous celui de Cornouaillais, une jeune et robuste paysanne vient de mettre au monde, en présence de son mari et de quelques parentes ou voisines, un gros garçon, premier fruit de son mariage. La nouvelle mère a été replacée sur son lit. Un linge blanc lui est apporté par la servante, qui vient d’entrer ; car, jusqu’après la délivrance, nul n’est admis dans le sanctuaire de la maternité, excepté le père, la sage-femme et les commères privilégiées : celles-ci se garderaient bien de ne pas user de leurs droits. L’une d’elles, d’un air capable, et comme certaine de l’infaillibilité du remède, présente à l’accouchée un verre de vin chaud pour réparer ses forces. Une autre, que ses souvenirs paraissent vivement animer, l’étourdit du récit de ses propres couches, et sollicite, du geste ainsi que de la voix, l’attention qui lui est refusée. Debout comme elle sur le banc, qui, entre autres usages, sert de degrés aux lits armoricains, une troisième apostrophe en souriant le père du nouveau-né, et, avec cette autorité qui n’appartient aux Bretonnes qu’en pareille occasion, l’engage à presser sa toilette pour aller remplir les devoirs que lui impose sa récente paternité. Du côté opposé, un autre groupe de commères s’entretient à l’écart, et, en femmes qui ont passé par là, elles échangent gravement les remarques médicales ou autres que leur inspire la circonstance, et dont elles brûlent déjà de faire retentir le village.

Présentation de l'auteur (graveur)

Olivier Perrin est le quatrième fils de François-Joseph, procureur et notaire, et de Christine Bigeon. Il fut l’ami de l’académicien Alexandre Duval. Très jeune, il apparaît doué pour le dessin. Après des études artistiques à Rennes, il séjourne à Paris où il est l’élève de Gabriel-François, doyen à l’Académie royale de peinture et de sculpture. Revenu en Bretagne, il s’installe à Quimper où il enseigne le dessin au collège. Il réalise plusieurs tableaux pour des églises bretonnes. Olivier Perrin est réputé pour sa Galerie Bretonne, série de dessins qui décrit la vie du paysan breton du berceau à la mort.