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Les Oiseaux de Papier

bretagne des hommes des lieux

Les Ponts de la Saint-Loup - Pontoù Sant-Loup

L. Le Guillouzer, J. Le Voyer

Les fêtes de la Saint-Loup joliment racontées et illustrées.

25€ - 152 p - 15x21 cm - Couleurs
ISBN : 978-2-916359-65-6

Description

La Bretagne est festive et cultive ses traditions.
La Saint-Loup, à Guingamp, constitue un rendez-vous incontournable pour qui aime la danse, la musique, les costumes.
Les auteurs, en saisissant pour l’un la plume, pour l’autre le pinceau, ont collecté de multiples témoignages et souvenirs de membres de leur famille, d’amis, d’artistes.
Ce livre est un hommage, magnifiquement illustré de croquis, d’huiles et d’aquarelles, une invitation à franchir les ponts, ceux de la Saint-Loup et les autres.

Préface de Mme Annie Le Houérou, maire de Guingamp. Textes de Loïc Le Guillouzer, Illustrations de Jeannic Le Voyer.

Papier de création.

Ce livre a bénéficié d'une subvention de la Région Bretagne.

Extrait

Ce carnet de voyage n’est pas à proprement parler une série de croquis sur les ponts de pierre, de bois ou de béton qui enjambent la ville de Guingamp au-dessus du Trieux. Les fondations, ou les fondements si vous préférez, des PONTS DE LA SAINT-LOUP, sont plutôt à creuser dans la chorégraphie de la dérobée ou encore dans les réalités familiales et historiques entre deux communes. En effet, depuis la fin du dix-neuvième siècle, Trégastel est la destination balnéaire favorite des Guingampais en mal d’embruns, de plages et de navigation. C’est grâce à ces relations suivies que nos grands-parents maternels, puis nos parents, se sont connus et que nous pouvons témoigner à notre façon de cette dérobée de Guingamp qui a bercé notre enfance.

Pour nous, petits Trégastellois élevés dans le vent des sables balayés entre les blocs de granit rose, les visites chez nos grands-parents maternels à Ploumagoar, près de Guingamp, étaient à l’époque de véritables expéditions. Dans une Vedette pleine à craquer, puis dans une DS break plus spacieuse pour accueillir sept enfants et deux adultes, nous trouvions la route bien longue. Les successions de ponts sous la route nationale et la voie ferrée indiquaient que l’arrivée était proche, ponctuées de l’avertissement immuable de notre mère : « soyez sages, les enfants, on arrive, on passe sous le pont ! ».

Mais les ponts de Guingamp ne sont pas tous aussi rigides. Certains bougent, en sautillant même, comme le pont-dérobée, une des figures de cette danse guingampaise à la fois élégante, festive et sportive. D’autres sont comme des ouvrages tentaculaires avançant au gré des travaux de la D 767. Au fil des ans, la route Guingamp-Trégastel, ou Trégastel-Guingamp selon la destination convoitée, est devenue comme un immense viaduc transtrégorrois emprunté par des familles entières en mal de mer. Parmi nos cousins et cousines originaires de Guingamp qui ont accepté de répondre à nos questions en fouillant dans leurs souvenirs, plusieurs ont franchi définitivement le pas et choisi Trégastel comme port d’attache. D’autres continuent de faire la navette entre Guingamp et la côte de granit rose, certains se sont éloignés. Mais pour nous, Guingamp conserve un attrait aux parfums d’enfance et de dérobée, quitte à nous y rendre à cheval comme en 1989 en précurseurs de l’Équirando de l’année suivante, ou à nous éloigner de Trégastel pour le petit Trégor au cœur de l’été. Il y a même des années où les hasards du calendrier font que la Saint-Loup de Guingamp et les 24 Heures de la Voile  de Trégastel ont lieu en même temps : ne le répétez pas, mais dans ces cas-là, c’est vers Guingamp que nos pas nous conduisent. Il suffit de passer de l’autre côté des ponts Saint-Michel pour retrouver la magie des costumes de toutes les Bretagnes et des danses traditionnelles, surtout la dérobée, qui restera pour nous la plus belle. Le charme opère par-dessus le pont des âges, et de nos grands-parents à nos petits-enfants, cinq générations figurent dans cette rétrospective illustrée.

Merci à tous les cousins, cousines, sœurs, neveux, enfants, petits-enfants, etc. qui ont participé à ce carnet de voyage sous les ponts de la Saint-Loup, sans oublier nos autres amis bipatrides dont le cœur balance entre Trégastel et Guingamp, sur un rythme de dérobée. Merci aussi aux musiciens, danseurs,  chorégraphes, brodeurs, organisateurs, historiens du patrimoine et élus qui nous ont aidés à franchir le pont entre la Saint-Loup d’avant 1957 et celle d’après, de Pabu à Guingamp en passant par Ploumagoar.

Présentations des auteurs

La Bretagne est festive et cultive ses traditions.
La Saint-Loup, à Guingamp, constitue un rendez-vous incontournable pour qui aime la danse, la musique, les costumes.
Les auteurs, en saisissant pour l’un la plume, pour l’autre le pinceau, ont collecté de multiples témoignages et souvenirs de membres de leur famille, d’amis, d’artistes.
Ce livre est un hommage, magnifiquement illustré de croquis, d’huiles et d’aquarelles, une invitation à franchir les ponts, ceux de la Saint-Loup et les autres.

Préface de Mme Annie Le Houérou, maire de Guingamp.

Ce livre a bénéficié d'une subvention de la Région Bretagne.