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Conception graphique par Anne Gérardin - Des Trucs et des Bidules

Les Oiseaux de Papier

de broceliande a

Aux portes de la Forêt

M. Tanneux, M. Waltz

Une quête personnelle et spirituelle en Brocéliande.

15€ - 70 p - 15x15 cm - Couleurs - Papier de création
ISBN : 978-2-916359-61-8

Description

 
 Ce livre est né d’une rencontre entre une artiste peintre et une conteuse, dont la source d’inspiration est Brocéliande.

Ce conte vous invite à cheminer aux côtés de l’héroïne, de Rennes à Paimpont, lors d’une quête qui la conduira à redécouvrir l’essentiel. C’est en croisant le regard de Baba Yaga que s’est ouvert le chemin, celui qui mène vers d’autres ailleurs.
Puisse ce livre vous conduire aux portes de la Forêt, en Brocéliande ou ailleurs, à la découverte de celui ou de celle que vous êtes vraiment.

Extrait :

 Tout a commencé quelques jours avant Noël. Oui, tout a commencé, car tout commence à chaque instant.

J’avais trouvé refuge dans mon petit appartement situé en ville, dans le vieux Rennes. En ce milieu d’après-midi, froid et gris, j’avais monté les escaliers péniblement, semblant porter sur mon dos tout le poids de la misère du monde, fait tourné la clef fébrilement dans la porte, jeté ma sacoche de travail dans l’entrée et je m’étais mise au lit sous la couette tout habillée. Je m’étais recroquevillée, j’étais fatiguée, la sensation d’avoir été usée jusqu’à la corde. Une journée de travail de plus, peut-être une de trop ? Non pas une fatigue du corps, j’avais perdu tout contact avec celui-ci depuis bien longtemps mais une grande lassitude dans ma tête. Cette tête qui résonnait encore de l’entretien que j’avais eu le matin même avec mon patron. Ou du moins des mots qui me revenaient sans cesse en boucle : chiffre, rentabilité, compétitivité. Ils étaient partout, ils me martelaient les tempes et je me sentais devenir un objet, une machine, un robot. Cette cadence m’épuisait, je tirais un peu plus sur la couette, la remontais pour couvrir ma tête et me mettais en boule dans le lit, tentant désespérément de trouver un peu de chaleur. Froid au-dedans comme au dehors. Abrutie, je m’étais assoupie, pendant combien de temps ? Je ne sais pas.
J’étais entre veille et sommeil quand mon téléphone portable s’était mis à sonner, un texto d’une amie. Une invitation à me rendre dans une librairie pour y découvrir une « expo conte » : la découverte d’un univers pictural par des histoires merveilleuses. En lisant l’intitulé de cette invitation, je m’étais dit : « Tiens, on ne sait plus quoi inventer ! »

Je repoussais la couette où je n’avais pas trouvé le repos et la consolation espérée. Je me levais, délaissant le portable pour l’écran de l’ordinateur, je cherchais sur la toile l’adresse de la librairie en question. Quelle étrange coïncidence ! Celle-ci était située à quelques pas de chez moi. Je tirais sur mes vêtements, histoire de les défriper un peu, un coup d’eau sur le visage pour me rafraîchir les idées et je sortais sous un ciel gris plombé. Dans les rues de la capitale bretonne, les gens s’affairaient aux derniers achats du réveillon. Les enseignes clignotantes répondaient aux guirlandes de circonstance, mais je ne croisais nulle part la magie de Noël, ni sur les visages, ni dans l’ambiance de la ville.
La librairie se trouvait dans une des petites rues transversales à la place Hoche. Un homme passionné de livres et de la Bretagne avait jeté là son encre. Il proposait régulièrement des rendez-vous autour d’un écrivain, d’un musicien ; cette fois c’était le tour d’une peintre. Un groupe de personnes discutait sur le pas de la boutique, le lieu était plein à craquer. Je tentais tant bien que mal de m’approcher du mur où étaient accrochées les toiles. Mon amie était déjà là, me faisant de grands signes, m’encourageant à fendre la foule. Déjà, de loin, je devinais le monde de la forêt. Des toiles d’où jaillissaient des arbres. Branches, écorces, racines s’agitaient sous la sève palpitante. Fleurs, pétales parsemaient délicatement les tableaux. Et tout cet univers végétal était habité. J’arrivais auprès d’elle le souffle court, par l’effort que j’avais dû accomplir pour la rejoindre, mais surtout parce que j’étais en train de découvrir en m’approchant des tableaux. Oui, ce monde était peuplé de corps et de visages dont la plupart étaient des femmes.

Mon amie me murmura à l’oreille :
- C’est l'histoire d'une rencontre entre une artiste peintre et une conteuse ! Tu connais la forêt de Brocéliande ? Ou du moins tu as dû en entendre parler ? Elle est leur source d’inspiration...

 Présentation des auteurs :

Marie Tanneux (texte)

Guide des villes, Marie Tanneux est devenue guide des champs et des bois. Elle a travaillé 8 ans au Centre de l’Imaginaire Arthurien et à coécrit avec Claudine Glot Contes et légendes de Brocéliande aux éditions Ouest-France.
Aujourd’hui, elle travaille en tant qu’accompagnatrice de randonnées en Bretagne, mais son territoire de prédilection est la forêt de Brocéliande dont elle explore avec passion ses chemins et sa mémoire.

Mary Waltz (tableaux)

Artiste vivant en Brocéliande, Mary Waltz est passionnée de peinture et de photo. Graphiste de formation, elle nous entraîne dans son univers, entre forêt et imaginaire. Elle met ici ses tableaux au service de la prose de Marie Tanneux, avec qui elle est liée par de forts liens d’amitiés. Artiste engagée, elle défend notamment la forêt de Brocéliande contre l’installation du centre d’enfouissement des déchets.