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Les Oiseaux de Papier

collection livres broceliande generaliste titre

Cet enfant que tu m'as volé

Isabelle Kévorkian

Une intrigue habilement menée au service d'un thriller passionnel.

18,50€ - 200 p - 14,5x20,5 cm - NB
ISBN : 978-2-916359-19-9

Description

Gwenn, Martial, Clarisse : trois pions sur l’échiquier de l’amour.
Malo, le complice de Gwenn, nous narre l’histoire d’une passion destructrice.
Dans le labyrinthe des sentiments humains, l’issue est incertaine. Qui s’y perdra ? Qui s’en sortira ?
L’auteur a écrit une tragédie contemporaine, qui défie les lois morales et religieuses. Elle nous fait partager la vie de personnages complexes, touchants, haïssables ou attachants.
Une intrigue habilement menée au service d’un thriller passionnel, roman bouleversant où raison et passion s’affrontent sans répit. Un choc.

Livre de 192 pages.

Extrait :

J’avais à peine posé mes bagages sur le sol américain que mon téléphone a retenti. Il faisait déjà humide au Texas et je me sentais un peu lourd, pâteux. Encore sous le coup du décalage horaire. En dépit de la chaleur et du sommeil accablant, je crevais la dalle. J’avais fait provision de tortillas à l’aéroport, que j’avais englouties. Le téléphone m’a en quelque sorte préservé de cette foutue indolence qui se profilait.
C’était Gwenn, bouleversée : je suis enceinte, Malo ! tu te rends compte ! ça fait même pas quinze jours que j’ai arrêté la pilule, et voilà que je suis enceinte ! c’est pas possible ! comment je vais faire ? ! je suis si démunie tout à coup, et tu peux me croire : c’est très inconfortable comme sensation ! j’ai déjà appelé Valérie, la seule susceptible de pouvoir me conseiller, m’aider à soupeser le pour et le contre, mais elle n’est pas du tout objective Valérie, en fait, elle est ravie : tu penses avec ses deux enfants qu’elle déifie depuis qu’ils sont nés ! entre nous, j’aurais dû m’en douter, c’est pas elle qui allait être hostile ni s’ériger en censeur ou m’aider à y voir clair ! pourtant là, j’aurais apprécié qu’elle prenne du recul avec moi, parce que c’est trop tôt, Malo, c’est insensé ! en y réfléchissant, tous les détails me reviennent, limpides : je sais exactement quand ça s’est produit, quel jour, quelle heure : un lundi soir, il pleuvait sans discontinuer de fines gouttes bien incisives – j’avais l’impression d’être fouettée au lasso de partout, c’était pénible, triste et étouffant, tu sais Paris sous une espèce de touffeur tropicale, l’horreur quoi – bref, nous revenions du cinéma, on s’était un peu embrouillés parce que je ne voulais pas aller voir ce film, un truc violent, ou de science-fiction, ou d’aventures invraisemblables, X files ou dans le genre, bah je ne sais plus, peu importe, mais Martial était inflexible et dans ces cas-là il devient chiant, alors j’ai cédé pour éviter une longue discussion stérile ; te préciser que je me suis emmerdée pendant toute la séance est un euphémisme et tu imagineras volontiers à quel point j’ai pu être odieuse quand nous sommes sortis, mais Martial en avait eu pour son argent : plein les yeux et les oreilles, il était détendu lui, et il a voulu se racheter, alors il m’a invité à dîner chez Taillevent, rien de moins ! ça lui a pris comme une envie de pisser : sa manière de détendre l’atmosphère, de me désarmer, comme un bon massage délie les nœuds, tu vois ?
À vrai dire, il a dévoilé une autre facette de lui, plus claire : il est devenu câlin, les yeux brillants, c’était comme s’il avait muté à l’instar des personnages du film, et honnêtement au restaurant, c’était un délice, je mentirais si j’affirmais le contraire, et le temps s’était aussi radouci, nous plongeant dans une douce langueur, c’était vraiment étrange ce revirement, alors j’ai lâché prise : après tout, c’était ridicule d’être capricieuse pour une vétille, tu es d’accord n’est-ce pas ? quand nous sommes rentrés, il m’a susurré des mots sirupeux avec ses gestes tendres, et, et, et, et voilà quoi… c’est simple : il m’a envoûtée  ! j’en suis certaine : c’est ce soir-là, oui je sais ce que tu penses : que je suis timbrée, que je dois me calmer, bon je ne nie pas une certaine agitation aujourd’hui, et ce que je vais te dire va sans doute te sembler inouï, mais je t’assure Malo : j’ai ressenti que nous ne faisions pas l’amour comme d’habitude, nous enfantions ! ça peut paraître extraordinaire, appelle cela comme tu veux : sixième sens, intuition féminine, sensation exacerbée, folie même si ça t’arrange, mais le fait est là !

Présentation de l'auteur :

Née en 1968 à Toulon (Var), Isabelle Kévorkian a effectué ses études à Paris. Elle a débuté sa carrière professionnelle en 1989 dans l’événementiel sportif, avant d’intégrer le groupe La Poste en 1998, où elle exerce aujourd’hui la fonction de Directrice de la communication Courrier dans les Hauts-de-Seine.

Parallèlement, elle s’investit dans de nombreux projets culturels : Littérature (écriture de romans, nouvelles, scenarii ; critique littéraire…) : elle a notamment terminé 4e au concours de la Nouvelle de l’Espace Icare d’Issy-les-Moulineaux en 2007, a co-écrit un scénario de clip vidéo avec Bibi Naceri en 2006 et a été membre du grand jury des lectrices pour le magazine ELLE en 2005… ; Piano : à l’âge de 8 ans, elle se produit sur scène pour son premier concert à Toulon, puis intègre le conservatoire de Neuilly-sur-Seine. Elle poursuit aujourd’hui l’apprentissage du piano dans les centres culturels de Rueil-Malmaison, avec Joanna Marteel, jeune pianiste interprète et pédagogue reconnue.

Depuis peu, elle accompagne la carrière et assure la promotion d’artistes dont Florent Nagel, l’un des plus jeunes pianistes - compositeurs français de sa génération, qui affiche déjà une carrière internationale…